Je suis gaucher... et alors ?!

Etre gaucher n’est plus un problème dans notre société actuelle. Pourtant, beaucoup d’enfants sont gênés  par leur latéralité au moment d’écrire car bien peu d’enseignants savent comment les aider...
 
 

« Gaucher... ça change quoi ?     Ca change rien !»


Dans l’imaginaire collectif, les enfants gauchers seraient plus enclins à développer des troubles gênant les apprentissages comme le bégaiement, la dyslexie ou le strabisme. Or les études scientifiques semblent démonter ces idées reçues : la nature des enfants gauchers n’entre pas en compte dans le surdéveloppement de troubles mais c’est le fait de contrarier cette nature qui en serait la cause. Les enfants gauchers sont de fait « handicapés » car ils vivent dans un monde de droitiers inadapté et sont encore trop souvent souvent contraints à devenir droitiers. Les enfants gauchers sont alors obligés de mobiliser beaucoup d’énergie pour s’adapter à un environnement qui n’a pas été pensé pour eux.


Il n’y a aucune différence de capacités intellectuelles entre enfants droitiers et gauchers.

Les gauchers ne font pas les mêmes mouvements que les droitiers : gestes et appuis sont différents.

Les gauchers sont ainsi contraints de lire et d’écrire dans le sens gauche-droite alors que leur geste naturel est d’aller dans l’autre sens : de droite à gauche. Le bras des gauchers est moins libre dans ses déplacements vers la droite qui est pourtant le sens de l’écriture.

Les mouvements des gauchers

Les droitiers tirent le crayon quand ils écrivent, les gauchers le poussent, les doigts des gauchers ont tendance à glisser vers la pointe. De fait, il leur est plus difficile de relire ce qu’ils viennent d’écrire.

Quand ils passent au stylo plume à encre, ils sont plus susceptibles de faire des tâches car ils repassent avec leur poignet sur ce qu’ils viennent d’écrire.

Les enfants gauchers peuvent alors avoir plus de difficulté à écrire mais seulement parce qu’on ne leur a pas enseigné la position la plus agréable pour eux, conciliant confort et lisibilité

Cependant, il n’y a pas de fatalité : tout dépend de l’enseignement apporté à l’enfant gaucher. Un enfant gaucher à qui l’on apprend à placer son cahier de manière à voir ce qu’il écrit, à tenir son crayon de façon à ce qu’il ne glisse pas pourra présenter des cahiers aussi bien écrits et aussi soignés que ses camarades droitiers.

Comment aider un enfant gaucher ?

Les cahiers à spirale

Les cahiers à spirales ne devraient pas être utilisés à l’école car les gauchers sont gênés par les spirales quand ils écrivent…

Parole de gauchère.

La place de la main

Dès le plus jeune âge, avant même qu’il n’écrive, on peut apprendre à l’enfant gaucher à placer sa main sur une feuille : on la pose délicatement à gauche de la page pour éviter qu’il ne développe un système d’écriture en miroir.

On pourra montrer à l’enfant comment bien positionner sa main pour éviter le poignet tordu au-dessus de la ligne d’écriture, faisant couler l’encre mais surtout entraînant des crispations de la main et du bras jusque dans l’épaule. L’enfant doit comprendre que la main se déplace sous la ligne et non pas au dessus et que le crayon doit se trouver dans l’axe main-coude et non pas au niveau du poignet.

La place de la feuille

Il faudrait donner l’habitude à l’enfant gaucher d’incliner la feuille sur laquelle il écrit sur la droite

J’incline ma feuille

Je tiens bien mon crayon

Je place ma main

SOUS la ligne d’écriture

D’autres informations (cliquez):

  1. -Gaucher, une galère pour écrire ?

  2. -Latéralisation